Merci à monsieur Maleficio pour cette bannière

J'écoute : France Inter, de plus en plus
Je regarde : de plus en plus de séries télé... A la longue, ma santé mentale va en prendre un coup
Je lis : les rois maudits...Tome 5 ! On progresse...
Je joue : sur mon téléphone portable, ça frise l'obsession
Je mange : beaucoup plus équilibré
Je bois : de l'eau
Je cite : personne pour le moment
Je pense : à me reposer et dormir
Je rêve : de vacances, encore et toujours (serait-ce de l'obsession ?)
(mis à jour lundi 27 août 2007 à 23:42)

22/11/2007

22/11/07 - 13:46

De l'immense tristesse

Elle m'est tombée dessus comme-ça, la nouvelle, à la fin du journal de 13 h sur Inter. Maurice Béjart est mort, à l'âge de 80 ans, à Lausanne. Et d'un coup, la tristesse m'a envahie. Béjart, c'est pour moi les plus beaux moments artistiques que j'ai pu vivre. Peut-être parce que j'aurais aimé être danseur et faire partie de sa troupe. Surtout parce que son génie m'a toujours bouleversé. Parce que je me sens un enfant de Béjart, bercé depuis toujours par ses créations.

Je me souviens, pour mon anniversaire, il y a deux ans. Mon Autre nous avait offert deux places pour aller voir son spectacle sur l'amour, à Marseille, dans sa ville. Mon Autre, qui ne connaissait rien à la danse, avait été touché, lui aussi, par ce qu'il avait vu. Et nous nous étions tous mis debout, quand le maître avait fait son apparition, au coin du rideau, tenant difficilement sur ses jambes. C'était triste, mais beau, tout un paradoxe.
L'an dernier, à Montpellier cette fois, il avait encore fait son apparition sur la scène, assis sur une chaise, entouré de sa troupe. Là encore, un spectacle si beau et si triste à la fois. Le génie mourrait, peu à peu. Ses jambes ne le portant plus.



Au revoir, maître Béjart. Je vous aimais, je vous aime, je vous aimerai. Vous resterez éternellement dans mon coeur.

commentaires

25/11/07 - 22:45

comme je vous comprend....
j'ai perdu mon deuxième papa... moi aussi j'aurai aimé le connaitre et côtoyer un homme aussi génial...
Merci pour ce genre d'article... cela n'efface pas la tristesse mais je me sens moi seule...

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Nous deux, un jour en Tunisie



Une jolie phrase à méditer


« La septième planète fut donc la terre.
La terre n’est pas une planète quelconque ! On y compte cent onze rois (en n’oubliant pas, bien sûr, les rois nègres), sept mille géographes, neuf cent mille businessmen, sept millions et demi d’ivrognes, trois cent onze millions de vaniteux, c’est à dire environ deux milliards de grandes personnes. »
Le Petit Prince,
Chapitre XVI.

J'ai pleuré pour l'enterrement
Pour l'enterrement de la Lune
Deux fossoyeurs vêtus de blanc
Plantaient leur drapeau sur ses dunes

Ce fut un sale mois de Juillet
Et sur les journaux à la une
On vit longtemps son corps souillé
D'une vulgaire tache brune

J'ai pleuré pour l'enterrement
Du rêve et des Sonates au clair
D'Arthur, Verlaine et leurs enfants
Cent mille ans de promesses en l'air

J'ai vu de sinistres savants
Sabrer en s'essuyant les pieds,
Sur cet astre aux reflets d'argent,
Un champagne aux bulles viciées

J'ai pleuré pour l'enterrement
Pour l'enterrement de la Lune
Deux croque-morts sautaient gaiement
D'un cabriolet de fortune

Armstrong et Collins, quel dommage
Pour moi vous étiez dans le jazz
Soufflant en notes vers les nuages
Quelque unes des plus belles phrases

J'ai pleuré pour l'enterrement
Du rêve et des Sonates au clair
D'Arthur, Verlaine et leurs enfants
Et de ces Lunes, qu'eux décrochèrent...
M. Estève Art Mengo

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