De l'élection présidentielle
Bien, ce n'est pas vraiment mon style de faire de la politique sur ce journal. Mais force est de constater, tout de même, qu'à une semaine du premier tour de l'élection présidentielle, il serait temps de parler un peu de ça.
Je trouve, de toute part, la campagne assez consternante. Comme elle l'avait d'ailleurs été en 2002. On se contente de parler de détails et l'on n'aborde pas le fond.
De l'Europe, les seuls à en parler sont De Villiers et Schivardi (bref, c'est pas terrible). Il me semble, pourtant, qu'après le non lors du référendum sur le traité constitutionnel, le débat aurait du être plus présent.
Des problèmes de société ? Il ne me semble pas qu'en dehors de l'insécurité - pas aussi important que l'on veuille nous le faire croire - on ne parle de rien. Ah si, Frédéric Nihous a quelques idées sympas... mais n'oublions pas, c'est un chasseur...
De l'éducation... Mouais, passons.
De problèmes économiques ? Allons bon. Là, tout de suite, on s'indigne du golden parachute de Forgeard... J'ai acheté Capital, qui détaille les programmes de Sarkozy, Royal et Bayrou (dans l'ordre des sondages) ou de Royal, Bayrou et Sarkozy (de gauche à droite) ou de Bayrou, Royal et Sarkozy (par ordre alphabétique). C'est assez édifiant à tout point de vue.
Bref, j'ai décidé de voter...

Pierre MARCILHACY (1910-1987)
Né le 14 février 1910 à Paris, Pierre Marcilhacy était le fils d’un avocat parisien. Après des études de droit, il entame, en 1936, une carrière de journaliste à " Paris-Soir " où il est secrétaire de rédaction jusqu’en 1939.
Rappelé sous les drapeaux à la déclaration de guerre, il est ensuite démobilisé comme aspirant après l’armistice de 1940. Il s’inscrit alors au Barreau de Paris. Il débute dans la carrière d’avocat en se consacrant à la défense des résistants. Il devient second secrétaire de la Conférence du stage des avocats à la Cour d’Appel et 1942 et à la Cour de Cassation en 1943, date à laquelle il succède à son père qui détenait une charge d’avocat au Conseil. Pierre Marcilhacy conservera cette charge jusqu’en 1974.
Après avoir été élu conseiller général de Jarnac, canton représenté par sa famille
depuis 1852, Pierre Marcilhacy est élu en 1948 conseiller de la République en Charente. Dans sa profession de foi il déclare : " C’est pour faire un peu plus que mon devoir que je mets aujourd’hui à votre disposition mes connaissances, mon dévouement et ma totale indépendance ". Au cours de toute sa longue carrière politique, Pierre Marcilhacy s’emploiera avec succès à rester fidèle à ces trois qualités qui le caractérisent.
C’est ainsi qu’après un bref passage au groupe des Indépendants, il siègera au Sénat parmi les non-inscrits jusqu’à son départ en 1980, gage d’une totale indépendance d’esprit et de vote. Ses compétences juridiques le conduisirent tout naturellement à devenir membre de la commission des lois où il se vit confier la présidence de deux importantes commissions d’enquête qui firent beaucoup de bruit : celle sur l’affaire des abattoirs de La Villette en 1970 et celle sur les écoutes téléphoniques en 1973.
C’est en 1965 que l’opinion publique l’a véritablement découvert puisqu’il est un des tout premiers candidats déclarés à l’élection présidentielle qui a lieu désormais au suffrage universel. C’est la candidature d’un notable de province dont les partisans espèrent qu’il va personnifier le renouveau centriste ; c’est une candidature anti-gaulliste. Dépourvu de gros moyens financiers, Pierre Marcilhacy fait une campagne électorale traditionnelle sans avoir recours aux moyens modernes de communication. Le résultat du premier tour est décevant puisqu’il n’obtient que 1,71 % des suffrages exprimés.