28/03/2007De la surprise de trouver trois pompiers devant sa porte à 8 h du matinCe matin, 8 h 30, je viens de me lever. Je traîne dans la cuisine, en caleçon et t-shirt, en écoutant la revue de presse de Clotilde Dumetz sur France Inter. Et puis on frappe à la porte, on sonne, on insiste. Qui peut être le sagouin qui vient me tirer des brumes matinales de si bon matin. Encore heureux que je sois levé. Ah, peut être le facteur, j'attends un colis. J'enfile un peignoir de bain. Et là, je suis nez à nez avec trois pompiers. Le premier est un grand chauve. Le second a son casque F1 sur la tête. Le troisième est un "choupinou" brun. Que se passe-t-il ? L'immeuble brûle, il faut évacuer ? Non, ils souhaitent accéder au jardin, pour se rendre chez mon voisin. J'aperçois des policiers dans le couloir. Et le fils du voisin.
Ils rentrent, vont dans le jardin. Le "choupinou" escalade le mur, parvient à rentrer dans l'appartement. Les deux autres ressortent, me remercient. Je réponds qu'il n'y avait rien de plus normal. Je retourne à mon petit-déjeuner. Et pense à mon voisin. J'espère que rien de grave n'est arrivé. Et puis je file me préparer, douche et tout le toutim. Plus personne dans le couloir quand je pars.
J'ai la chance de pouvoir appeler les pompiers pour le boulot. Première chose que je fais en arrivant. Je demande des nouvelles. Quel bol, c'est le "choupinou" qui répond. Mon voisin avait fait une chute devant la porte. Il allait bien, mais il était impossible d'enfoncer la porte, au risque de le blesser. Voilà qui me rassure.

Ou comment Martin a fait sa BA du jour. De l'imitatriceHier, je l'ai eu au téléphone. Sandrine Alexi est une jeune femme charmante. On a discuté. Histoire que je puisse écrire quelque chose sur son spectacle. Je ne suis pas fan des interviews de membres de la société du spectacle. Moi qui n'ait aucun talent. Je ne le sens pas. Bref, cette entrevue, même téléphonique, me terrorisait. Et puis tout s'est bien, admirablement bien passé. Evidemment, Sandrine Alexi n'est pas La Jeanne Moreau ou Le Gérard Depardieu. Elle se prend probablement moins la tête. Elle est plus naturelle.
Et elle imite si bien Roselyne Bachelot ! 27/03/2007De la série téléComment un feuilleton qui a pris pour titre "Plus belle la vie" peut-il être aussi noir. Voilà-t-y pas qu'en moins d'un mois, on vient d'avoir droit à trois meurtres, un viol, une tentative de meurtre en prison, un jeune qui apprend sa séropositivité et j'en oublie probablement. Cela fait beaucoup. Trop. Qui dans son entourage, y compris les gens qui habitent à Marseille, peut se vanter d'avoir une vie aussi tumultueuse ?
Les scénaristes prennent-ils des extas avant d'écrire, non, je me demande vraiment.
Bon, et j'avoue, je suis fan tellement c'est débile ! 26/03/2007De la paire de chaussuresDernier achat compulsif en date, une paire de chaussures. Je crois que, entre le moment où je les ai vues dans le magasin et le moment où j'ai sorti ma carte bancaire pour les payer (bon, ça on n'en parle pas à mon banquier, promis), il ne m'a pas fallu plus de deux minutes, essayage compris.
Elles sont jolies, non ? De l'envie de prendre des vacancesLa semaine prochaine, mon Autre et moi auront dix jours de vacances en commun. Voilà qui n'était pas arrivé depuis l'été dernier.
Il y a quelques temps, on s'était dit que nous pourrions partir en Croatie, mais on a un peu laissé tomber l'idée, sans trop savoir pourquoi d'ailleurs. Ceci dit, pour faire de la plongée et profiter de la mer, le début du mois d'avril, ce n'est peut être pas la saison la meilleure.
Et puis on a laissé traîner. Et voilà qu'à quelques jours à peine, on se sait toujours pas ce que l'on va faire. Cet après-midi, j'ai pensé à une escapade à Bordeaux, puis descente vers Bilbao. Mon Autre a cherché des vols sur Ryanair et Rome est assez abordable. Mais dans le premier cas, ça veut dire pas mal de voiture. Dans le second des hôtels hors de prix.
Moi, je penche quand même pour Bilbao... et son superbe musée Guggenheim. 25/03/2007De notre dernier passage au cinéma (Sur la toile)A vrai dire, je ne sais pas quoi penser du film. D'accord, le sujet est difficile, et il est indispensable d'en parler. Mais il m'a manqué un je ne sais quoi pour que Téchiné réussisse à me convaincre. L'histoire est tragique, très bien interprétée, mais comme dirait Dove Attia, "je n'ai pas été touché". A aucun moment, le mot Sida n'est prononcé. Et pour un médecin qui se veut combatif, on ne voit pas grand chose des actions menées, du début de la lutte. Seules quelques vagues images d'archives intégrées dans un JT. J'ai vraiment l'impression que le film portait plus sur amour, adultère et amours libres.
Et puis il y a des petits détails qui m'ont sérieusement agacé. D'abord, les héros n'ont qu'une ou deux tenues différentes et cela, pendant plus d'un an que doit durer l'action du film. Ensuite, on est normalement en 1984/1985. Comment expliquer la présence d'une enseigne LCL, banque qui a pris ce nom voici deux ans, et de voitures plutôt récentes. Et les draps à l'hôpital, portant de manière bien visible la mention "Assistance publique - hôpitaux de Paris 2006". Le décor aurait pu être mieux soigné.

Mon Autre a trouvé ça très bien. Alors c'est moi ou d'autres ici sont dans la même situation ? 20/03/2007De la petite soeurC'est ma petite petite soeur.
Ma petite soeur a 27 ans.
Ma petite petite soeur à 2 ans.
C'est pas tout à fait ma soeur, mais c'est tout comme.
Et elle a les yeux aussi bleus que les miens sont marrons. De la danseJ'ai déjà dit que je suis un fan inconditionnel de Maurice Béjart. Après deux représentations à Carcassonne des "Sept danses grecques" et de "Barbara et Brel", il y a deux étés, après le cadeau d'anniversaire de Mon Autre, l'an dernier, qui m'a offert "L'amour, la Danse" à Marseille, j'ai pu revoir Béjart à Montpellier. Il y a une dizaine d'années déjà, dans cette splendide salle Berlioz du Corum, j'avais pu applaudir "Le presbytère". Cette année, dans le cadre de la saison Montpellier Danse, c'est "Zarathustra, le chant de la danse" qui était proposé.
Gil Roman y incarnait Nietzche, cet auteur qui inspire tant maître Béjart. Mais qui ne rend pas toujours accessible les ballets, ou tout du moins, le sens qu'il entend leur donner. C'est bien ce qui semble avoir refroidi un peu le public, pendant la première partie. Pas moi. J'ai tout simplement fait abstraction de ce que je ne comprenais pas et je me suis concentré sur la danse et les danseurs.
La deuxième partie, en revanche, était plus simple, emportant le public dans les musiques et danses du monde, pour terminer par une interprétation moderne de l'Hymne à la joie. Moderne car toute la troupe avait revêtu des tenues civiles (jean basket ou costume pour les garçons, jean ou robe pour les filles). Là, le public a été emporté. Et n'a pas compté ses applaudissements à la fin de la représentation. Applaudissements qui ont redoublé quand Maurice Béjart a été présent sur scène. Mais quelle tristesse de le voir, assis sur une chaise, incapable de se lever pour saluer, seul au fond de la scène quand toute la troupe vient saluer sur le devant.

Et c'est le beau Julien Favreau qui incarnait Zarathustra. 09/03/2007De l'ampouleSi je devais résumer, rapidement, ce qui ressort du dernier sommet européen, je ne retiendrais pas le départ à la retraite de Jacques Chirac. Ni même la tentative de rapprochement entre Français et Allemands, après les tensions sur le dossier Airbus. Pas plus que je ne retiendrais l'hommage du Premier ministre du Luxembourg rendu à l'encontre du président français. Je ne retiens pas non plus les regrets du même futur retraité concernant l'échec du référendum sur le traité constitutionnel.
Non, je ne retiens qu'une chose, c'est qu'il va falloir, d'ici quelques années, que nous changions nos ampoules. Nous allons renoncer aux bonnes vieilles ampoules à filaments, pour laquelle Joseph Swan n'est pas passé à la postérité, contrairement à Thomas Edisson, qui en améliorant les recherches du premier à récolté tous les lauriers. Et qui lui est passé à la postérité. La preuve ? Qui connaissait le premier avant de lire ce post ? Moi même, je l'avoue, j'ignorais totalement son existence.

Bref, nous allons passer aux ampoules à économie d'énergie. Je n'ai rien contre, bien au contraire. La production de masse va probablement permettre de réduire les coûts, encore assez élevés. J'espère cependant que nos têtes bien pensantes et bienveillantes se sont posé la question de savoir si la production de ces ampoules n'était pas plus polluante que celle des plus classiques.
Ce qui m'étonne en revanche, c'est que pour les ampoules à économie d'énergie, il faut payer... l'écotaxe pour leur recyclage ! 07/03/2007De la petite maladie printanièreJe reprends un peu du poil de la bête. Un méchant rhume, doublé à une sournoise angine, m'ont quelque peu affaibli ces derniers jours. Tout ça à cause du changement de temps, des écharpes qu'on abandonne, des vestes que l'on délaisse, du chauffage que l'on éteint, des trop longues minutes passées dans le bain à bulle de la piscine alors qu'il ne fait pas si chaud...
Bref, mon meilleur ami Fervex m'a encore été d'un grand secours. Sauf qu'avec lui, je rame... Mes muscles font la sieste. Mon cerveau aimerait en faire autant, mais il faut bien travailler. Je me refuse, pour un rhume, à poser le moindre jour d'arrêt maladie. Je trouve qu'il est honteux d'abuser ce système. Et qu'il ne devrait profiter qu'aux personnes réellement malades. En sept ans, je n'ai pris que deux jours d'arrêt, pour cause de gastro vraiment trop sévère.
Je suis pourtant un incorrigible hypocondriaque. Mais, fort heureusement, je n'ai jamais rien.

En revanche, il faut que je songe à prendre des actions chez Kleenex... ou une carte de fidélité ?  |
| Nous deux, un jour en Tunisie
Une jolie phrase à méditer
« La septième planète fut donc la terre.
La terre n’est pas une planète quelconque ! On y compte cent onze rois (en n’oubliant pas, bien sûr, les rois nègres), sept mille géographes, neuf cent mille businessmen, sept millions et demi d’ivrognes, trois cent onze millions de vaniteux, c’est à dire environ deux milliards de grandes personnes. »
Le Petit Prince, Chapitre XVI.
J'ai pleuré pour l'enterrement
Pour l'enterrement de la Lune
Deux fossoyeurs vêtus de blanc
Plantaient leur drapeau sur ses dunes
Ce fut un sale mois de Juillet
Et sur les journaux à la une
On vit longtemps son corps souillé
D'une vulgaire tache brune
J'ai pleuré pour l'enterrement
Du rêve et des Sonates au clair
D'Arthur, Verlaine et leurs enfants
Cent mille ans de promesses en l'air
J'ai vu de sinistres savants
Sabrer en s'essuyant les pieds,
Sur cet astre aux reflets d'argent,
Un champagne aux bulles viciées
J'ai pleuré pour l'enterrement
Pour l'enterrement de la Lune
Deux croque-morts sautaient gaiement
D'un cabriolet de fortune
Armstrong et Collins, quel dommage
Pour moi vous étiez dans le jazz
Soufflant en notes vers les nuages
Quelque unes des plus belles phrases
J'ai pleuré pour l'enterrement
Du rêve et des Sonates au clair
D'Arthur, Verlaine et leurs enfants
Et de ces Lunes, qu'eux décrochèrent...
M. Estève
Art Mengo
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