24/02/2007De la manière d'arriver sur ce journalIl est toujours amusant de constater, dans ses statistiques, la manière dont certaines personnes arrivent sur le journal.
Je n'ai pas de lampe Tizio, même si j'en ferais probablement l'acquisition, un jour. Et donc, je ne sais pas comment on change les ampoules. Ceci dit, si changer les ampoules est si difficile, je ne vais peut être pas l'acheter. De la poésieCe soir, je me sens l'âme à la poésie. Celle-ci, de Gérard de Nerval, mon père me la disait, souvent, quand j'étais petit.
Une allée du Luxembourg
Elle a passé, la jeune fille
Vive et preste comme un oiseau
À la main une fleur qui brille,
À la bouche un refrain nouveau.
C'est peut-être la seule au monde
Dont le coeur au mien répondrait,
Qui venant dans ma nuit profonde
D'un seul regard l'éclaircirait !
Mais non, - ma jeunesse est finie ...
Adieu, doux rayon qui m'as lui, -
Parfum, jeune fille, harmonie...
Le bonheur passait, - il a fui !
Que c'est triste finalement... 23/02/2007De la rectification avortée de mon impôtJ'adore les impôts. Voici une quinzaine de jours, je reçois un courrier en recommandé. Bien sûr, il a fallu que j'aille patienter pendant une demi-heure à la poste pour pouvoir le récupérer. Quand comprendront-ils qu'une file dédiée au courrier serait une bonne chose et éviterait d'attendre inutilement, pendant que les clients veulent faire des opérations bancaires que même les guichetiers ne comprennent pas. Bref, le propos n'est pas là.
Ce courrier des impôts était une excellente nouvelle. On m'invitait à régler 1 900 euros de plus (une paille), parce que ma déclaration comportait une soit-disant erreur.
Soit, j'approfondis et me rend compte qu'on a réintégré dans le calcul une somme que j'avais légalement déduite et justifiée. Je contacte, par téléphone, la personne chargée du dossier. Lui explique la situation. Et là, elle me répond : "Ah oui, je vous fais un courrier rectificatif". Et c'est tout. Un simple coup de fil pour qu'elle relise ma déclaration. Et voilà qu'au bout de semaine, je reçois un nouveau recommandé. Là encore, rebelote, une bonne demi-heure à la poste et une réponse laconique :
Après un examen attentif de ma part, je vous informe que : les rectifications qui vous ont été proposées sont abandonnées en totalité.
Et tout cela, qui aurait pu être évité par une lecture attentive de ma déclaration, aurait permis aux finances de l'Etat d'économiser 2 fois 4,66 €. Sans parler des deux enveloppes, des huit feuilles de papier, du temps que j'ai passé au téléphone à expliquer ma situation.

Et l'on parle de réduire le déficit de l'Etat !
Je viens de me rendre compte, en me relisant, que les impôts espéraient peut être récupérer la somme. Si c'est tout ce que Thierry Breton a trouvé pour combler le trou, c'est pas super malin. Mais peut être y a t il des gens qui tombent dans le panneau. 22/02/2007De l'anti "français" de baseHier soir, j'ai regardé "The unit", la nouvelle série de M6. Bon, il s'agissait des trois derniers épisodes de la saison, et je crains qu'il ne faille patienter encore quelques mois avant d'avoir la suite. Bref, le propos n'est pas là.
L'histoire, très brièvement, du dernier épisode mettait en scène l'unité, en Bosnie, venue appuyer les troupes de l'Onu placée sous commandement français.
Les Américains (les téléspectateurs) ont bien du se marrer. Le colonel frenchie (Leclerq) est une espèce d'aristo arrogant, prétentieux, ne voulant que les lauriers de la gloire en se foutant bien de tuer des civils innocents. Bref, le français passe pour un gros naze, qui plus est, nul en stratégie et peureux par dessus le marché. Heureusement, le commando américain est là et permet l'arrestation du leader serbe (ou bosniaque ou macédonien ou kosovar...).
La fin de l'épisode n'est pas tendre non plus pour les bérets baguette journal sous le bras. Une chanson nous enfonce encore plus. Bref, que du bonheur. Sans compter le fait que si on s'en est sorti en 1918 et 1945, c'est uniquement grâce aux GI's. Ce qui en soit, n'est pas totalement faux, mais la façon dont cela a été raconté dans la série nous fait passer pour un pays de bras cassés.
Voilà l'image des Français qui prend un sacré coup de griffe. J'imagine que les scénaristes nous font payer notre confrontation à Bush lors du lancement de la guerre en Irak.
Tout ceci ne méritait pas vraiment un post. Mais voilà que ce soir, toujours sur M6 d'ailleurs, on en reprend une couche. Cette fois-ci, c'est dans Alias. Ne me demandez pas de quoi ça cause, j'en ai aucune idée, la télé était allumée et je n'ai fait qu'entendre les dialogues. Des gens se font attaquer par un commando, à Marseille. Une fille suggère que c'est la DGSE ou la DST. Et un type lui répond que ce ne peut être des Français, ils sont trop bien armés.
Alors, en plus d'être nul en guerre, on n'a même pas du bon matos...

C'est le général Leclerc qui doit se retourner dans sa tombe !
De la persévéranceJe n'ai pas vraiment pris de résolution au début de l'année. C'est un concept auquel je n'adhère pas. Pourquoi, au début de l'année, faut-il absolument se décider à faire ou ne plus faire certaines choses. On a 365 jours pour cela.
Bref, j'avais, depuis quelque temps, envie de me remettre un peu au sport. A 20 ans, je faisais 8 heures d'escrime par semaine, pesait 10 kg de moins, pouvait courir pendant une heure sans m'essouffler au bout de 15 minutes. Je pouvais manger quatre fois par semaine au Mc Do sans scrupule.
Et puis je me suis mis à bosser. J'ai du abandonner l'escrime. Pas de club à Carcassonne, pas plus qu'il n'y en a à Bagnols maintenant. Et mes horaires, avec des jours de repos tournant, ne m'a pas permis de rester inscrit à Montpellier.
Mais cette année, j'ai décidé de me reprendre un peu en main. D'abord parce que 10 ans se sont écoulés. Et que j'ai pris du poids. Je ne suis pas gros, loin de là. Mais je n'ai plus autant la forme. Peu de possibilité s'offrait à moi. Avec mon Autre, nous avons bien tenté de retourner à la piscine, à Montpellier, mais son boulot ne lui a pas vraiment laissé de temps pour ça non plus ces derniers temps.
Alors c'est à Bagnols que j'ai repris les choses en main. A une dizaine de minutes de route en voiture, le complexe sportif de Laudun me tendait les bras, avec sa piscine couverte. J'y suis allé deux fois, avec des collègues, pour voir. Et désormais, j'ai pris un abonnement. Et mieux encore, c'est tout seul, pendant la pause déjeuner, que je vais nager. Au fil des séances, j'arrive à accroître mon endurance. Et j'ai l'impression que mes muscles se dérouillent peu à peu. Mes bras, mes épaules, mes pectoraux, mes jambes. Je mets le tout à l'épreuve et je ressens les premiers résultats de mes efforts.

Et c'est fou ce que ça détend. Là, je ne pense à rien de rien. 21/02/2007De la dépêche d'actualitéRomano Prodi a démissionné
ROME (AP) - Le président du Conseil italien Romano Prodi a démissionné mercredi, selon les agences de presse italiennes.
Cette démission fait suite à la perte embarrassante d'un vote clef sur la politique étrangère au Sénat.
Ses proches ont précisé que des consultations allaient débuter sous peu, sans exclure que Prodi soit désigné par le président Giorgio Napolitano pour tenter de former un nouveau gouvernement.
Les services du chef de l'Etat ont fait savoir que les consultations sur la désignation de la personnalité la plus à même de former ce cabinet débuteraient jeudi. Napolitano a demandé au gouvernement Prodi d'assurer l'intérim.
Les sénateurs ont désapprouvé mercredi le programme de politique étrangère du gouvernement Prodi, notamment la mission militaire italienne en Afghanistan. Le vote était purement consultatif mais le ministre des Affaires étrangères Massimo D'Alema avait expliqué un peu plus tôt que le gouvernement devrait démissionner s'il ne remportait pas ce vote. L'Italie compte en Afghanistan 1.800 soldats envoyés dans le pays par l'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi. AP

Ou une petite pause actualité dans ce blog... 15/02/2007De l'inspirationTiens donc. En ce moment, je suis en panne d'inspiration. Mais je me rends compte que ce syndrome de la page blanche, concernant ce blog, est inversement proportionnel à mon investissement dans mon travail. Je crois que je n'ai jamais été autant impliqué dans mon boulot, ici à Bagnols, depuis que j'y ai été muté. Je me suis trouvé un secteur intéressant, la santé. Je ne dis pas que je le maîtrise - je ne suis pas médecin - mais je cerne suffisamment les problématiques pour en devenir le modeste spécialiste de l'équipe. C'était un thème en déshérence. Personne ne s'y intéressait. Au fil des jours, j'ai noué des contacts, j'ai appris des choses. Qui me seront utiles, de toute façon, le jour où je quitterai Bagnols.
Mais dans le même temps, donc, ici, c'est un peu le creux de la vague. Il y a eu des périodes où j'avais douze idées de posts par jour. En ce moment, rien. Ou si peu. Et si vite que j'oublie. Je n'ai même pas raconté la merveilleuse surprise, concoctée par mon Autre, pour mon 30e anniversaire. Je ne le ferai pas ici, cela fera l'objet d'un post. Mais pas pour le moment.
Pas plus que je ne parle de mon "fabuleux" (relativisons tout de suite : à mon niveau s'entend) investissement dans la natation. Voilà maintenant un mois que j'arrive à tenir le rythme d'aller nager une fois par semaine. Mieux. J'y vais seul, lors de la pause entre midi et deux. Une chose dont je ne me sentais pas capable. Aller nager, comme ça, me vide l'esprit, me détend. Me permet de me ressourcer. Bref, je me sens bien.

Bon, ça reviendra. Mais ce que j'espère, c'est que le jour où l'inspiration reviendra vraiment, je resterai toujours aussi assidu à la piscine et toujours aussi motivé au boulot. Ce serait idiot quand même que mon élan retombe ! 13/02/2007De notre dernier passage au cinéma (Sur la toile)Je me fais rare, cher Journal... (oui, je parle au journal, mais je n'oublie pas les quelques lecteurs tout de même) Ne le prends pas mal, il n'y a aucune raison particulière, si ce n'est, peut être, un peu de flegme.
Bref, récemment, avec mon Autre, nous sommes allé au cinéma. Et comme tu le sais, cher Journal, je me sers un peu de toi comme d'un pense bête. Tu es la mémoire des films que nous allons voir. Alors voici le dernier en date.
Noir, habile, mais parfois un peu bancal. Mais bien au final.  |
| Nous deux, un jour en Tunisie
Une jolie phrase à méditer
« La septième planète fut donc la terre.
La terre n’est pas une planète quelconque ! On y compte cent onze rois (en n’oubliant pas, bien sûr, les rois nègres), sept mille géographes, neuf cent mille businessmen, sept millions et demi d’ivrognes, trois cent onze millions de vaniteux, c’est à dire environ deux milliards de grandes personnes. »
Le Petit Prince, Chapitre XVI.
J'ai pleuré pour l'enterrement
Pour l'enterrement de la Lune
Deux fossoyeurs vêtus de blanc
Plantaient leur drapeau sur ses dunes
Ce fut un sale mois de Juillet
Et sur les journaux à la une
On vit longtemps son corps souillé
D'une vulgaire tache brune
J'ai pleuré pour l'enterrement
Du rêve et des Sonates au clair
D'Arthur, Verlaine et leurs enfants
Cent mille ans de promesses en l'air
J'ai vu de sinistres savants
Sabrer en s'essuyant les pieds,
Sur cet astre aux reflets d'argent,
Un champagne aux bulles viciées
J'ai pleuré pour l'enterrement
Pour l'enterrement de la Lune
Deux croque-morts sautaient gaiement
D'un cabriolet de fortune
Armstrong et Collins, quel dommage
Pour moi vous étiez dans le jazz
Soufflant en notes vers les nuages
Quelque unes des plus belles phrases
J'ai pleuré pour l'enterrement
Du rêve et des Sonates au clair
D'Arthur, Verlaine et leurs enfants
Et de ces Lunes, qu'eux décrochèrent...
M. Estève
Art Mengo
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