29/06/2006Lettre ouverte à Patrick de CarolisMon cher Patrick,
Nous ne nous connaissons pas, mais en tant qu'anciens étudiants montpelliérains, je me dis qu'on peut se tutoyer. Je me permets de t'écrire, parce que depuis quelques semaines, j'ai un truc à te dire. Je ne savais pas trop comment le faire. J'ai finalement trouvé la force et la forme.
Il y a d'abord eu la fête de la Musique. Le peu que j'en ai vu m'a laissé un goût amer dans la gorge. Non, pas un goût amer, plutôt comme si j'avais un Big Mac resté coincé au dessus de l'estomac. Qui ne passe pas. C'était lourd, très lourd. J'ai mis ça sur le compte de la pluie et de la distribution assez moyenne qui avait été conviée à se produire sur scène. Mais aussi des aléas techniques qui ont émaillé la production. Bref, j'avais trouvé ça mauvais. Presque à me faire regretter Drucker.
Et puis il y a eu le Dancing show. Là, je crois que c'est goutte de milk-shake qui m'a définitivement donné envie de vomir. Et j'ai compris pourquoi. Non content de plagier la Nouvelle Star (et je me demande comment Bianca Li est venue se compromettre là dedans), on a droit, encore, à Anthony Kavanagh. Je sais bien que l'on t'a demandé de renforcer la diversité ethnique. Mais enfin, Patrick, avoue que tu ne savais pas qui c'était avant de signer son contrat. Avoue que l'on t'a laissé croire à un homme génial. Et que finalement, ce ne sont qu'illusions et fumées.
Le 21 juin, pour meubler, ou pire encore, c'était peut être prévu, il a chanté. Alors je te le demande, depuis quand les animateurs sont-ils aussi sur scène pour faire leur promo ? Et là, sur le Dancing show, il se révèle piètre animateur. Aussi, je t'en conjure, cher Patrick, dis-moi que c'est une erreur, que ce n'est que temporaire. Que son contrat n'ira pas au delà de l'été. J'ai comme l'impression que mon, ton, notre service public fout le camp. Je ne retrouve pas l'Antenne 2, d'antan. Ni encore le France 2 que j'aimais.
Mon cher Patrick, merci d'avoir prêté un peu d'attention à mes propos. Et que peut-être, tu y trouveras quelque intérêt. En espérant avoir des nouvelles, je te souhaite une bonne soirée devant M6.

Bref, tout ça pour dire que Anthony Kavanagh, ça passe pas, vraiment pas. Je me demande si je ne vais pas vraiment lui envoyer, cette lettre !
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| Nous deux, un jour en Tunisie
Une jolie phrase à méditer
« La septième planète fut donc la terre.
La terre n’est pas une planète quelconque ! On y compte cent onze rois (en n’oubliant pas, bien sûr, les rois nègres), sept mille géographes, neuf cent mille businessmen, sept millions et demi d’ivrognes, trois cent onze millions de vaniteux, c’est à dire environ deux milliards de grandes personnes. »
Le Petit Prince, Chapitre XVI.
J'ai pleuré pour l'enterrement
Pour l'enterrement de la Lune
Deux fossoyeurs vêtus de blanc
Plantaient leur drapeau sur ses dunes
Ce fut un sale mois de Juillet
Et sur les journaux à la une
On vit longtemps son corps souillé
D'une vulgaire tache brune
J'ai pleuré pour l'enterrement
Du rêve et des Sonates au clair
D'Arthur, Verlaine et leurs enfants
Cent mille ans de promesses en l'air
J'ai vu de sinistres savants
Sabrer en s'essuyant les pieds,
Sur cet astre aux reflets d'argent,
Un champagne aux bulles viciées
J'ai pleuré pour l'enterrement
Pour l'enterrement de la Lune
Deux croque-morts sautaient gaiement
D'un cabriolet de fortune
Armstrong et Collins, quel dommage
Pour moi vous étiez dans le jazz
Soufflant en notes vers les nuages
Quelque unes des plus belles phrases
J'ai pleuré pour l'enterrement
Du rêve et des Sonates au clair
D'Arthur, Verlaine et leurs enfants
Et de ces Lunes, qu'eux décrochèrent...
M. Estève
Art Mengo
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30/06/06 - 07:04
ah oui, à ce point ?
finalement ça a du bon de ne pas regarder la télé le soir ^^
sycomore