28/09/2006De la nostalgieComme chacun sait (ou ne sait pas, mais maintenant il saura), j'aime bien les petits avions. Enfin les gros. Enfin les avions quoi. Mais les avions de ligne. Pas les trucs qui transportent des bombes. Je ne l'explique pas. Toujours est-il que c'est une passion comme une autre.
Mais pour moi, si Concorde reste la plus belle machine volante de tous les temps, je garde une affection particulière pour la Caravelle.
J'ai eu l'occasion de voler à deux reprises sur cet avion. Avec mes grands parents, nous nous rendions aux Baléares. Un voyage qui m'a permis de découvrir la maison dans laquelle George Sand et Frédéric Chopin ont abrité leur amour. J'ai aussi découvert la culture des perles. J'étais tout petit, mais je garde en mémoire les excursions en bus, les paysages. Les murs blancs. La piscine de l'hôtel. Le buffet du petit déjeuner. La plage. Des souvenirs d'enfance.
Il est pas beau, cet avion ? 27/09/2006De la modeVoilà plus de deux trois ans que je traîne mon vieux 501, mes Converse, mes t-shirts. Je me sens bien dedans. Je suis à l'aise.
Et pourtant. Voilà que régulièrement, j'ai envie de tout bousculer. Radicalement. J'ai d'ores et déjà décidé d'aborder l'hiver sous un jour nouveau. Quoi qu'en pensent les autres. Ce sera beaucoup plus classique, avec de vraies chaussures. Des pantalons dans une toile autre que denim. Des chemises sobres. Voire même des costumes. Mais je n'oserais pas la cravate. Parce que, dans mon univers professionnel, j'aurais tout simplement l'air ridicule. Petit à petit, je vais changer. Réadopter des tenues plus strictes. De celles que je mettais quand j'étais étudiant en droit.
Mon royaume pour un job où l'on serait obligé de porter un costume ! Sur la toileAvec mon Autre, hier soir, direction les salles obscures pour se planter devant "Président".
J'ai trouvé cela assez surprenant. A la réflexion, je me rends compte que l'histoire est décousue, parfois superficielle, alors qu'il y avait sûrement moyen de faire bien mieux. Mais au final, je reste sur une opinion globalement positive. Mon Autre, en revanche, a moyennement aimé. Peut être était-ce, c'est vrai, un peu abracadabrantesque et qu'au final, ça fait "Pschitiiitttt...".
Et c'est le deuxième film en deux semaines dans lequel jouent Jérémie Rénier et Mélanie Doutey... Curieux. Bon, et ce soir, je vais essayer de voir ce que donne la Présidente de France 2. 26/09/2006De la diffilculté de se faire comprendreAvec maman, entre midi et deux, direction shopping. J'ai une idée bien précise, je veux un costume en velours, beige clair. Bref, je fais le tour des boutiques au Polygone, sans trouver mon bonheur. Et j'entre chez C***o. En général, je ne trouve rien. Et puis là, je vois une veste qui correspond assez bien à mes attentes. Je demande alors au vendeur s'il a le pantalon qui va avec. Oui. Il existe, mais je le trouve particulièrement moche. Et au final, alors que je lui avais expliqué ce que je cherchais, il a essayé de me refourguer une veste fushia et un pantalon vert !
J'aurais eu l'air fin là, avec une tenue pareille !
La sculpture est d'Isabelle Fillatre (merci Google !) 25/09/2006A proposVoilà la pub qui vient orner mon journal !
Il faut vite que je passe à autre chose. 20/09/2006Petit passage à videVoilà, y a bien longtemps que je n'avais pas eu droit à un petit coup de calgon. Deux trois jours que, sans raison apparente, je broie du noir. Enfin du gris. Enfin clair le gris. Je ne déprime pas, mais j'ai un petit passage à vide. Mon ventre me joue de sales tours. Ma tête cogne. Je dors mal. Je suis plein d'une grande lassitude. J'ai des envies de changements. Pas dans mon couple. Avec mon Autre, ça va très bien. Et tant mieux. Parce que sans ça, ce serait encore pire.
Non, je fais ma petite déprime de septembre.
Celle où j'ai envie de plaquer le boulot.
Celle où je virerais tout ce qu'il y a dans mon placard pour tout reprendre de zéro.
Celle où j'aimerais être abonné à l'opéra et enfin connaître un peu plus.
Celle où je rêve de jouer du piano.
Celle où je me dis que ce n'est plus possible, qu'il faut vraiment changer de voiture.
Celle où je pense que j'ai réellement besoin de voir du pays.
Celle où j'ai envie de passer des heures dans un musée, à m'inprégner, comme une éponge, d'art.
Celle où je me dis qu'il faut gagner au loto (enfin si je jouais).
Celle où j'aimerais être plus présent auprès de ma famille, de mes amis.
Celle où je pense sérieusement qu'il serait temps d'accomplir mes rêves.

Celle où je me rends compte qu'à cause du calcaire et malgré le Calgon, il va falloir sérieusement penser à changer mon lave-linge 14/09/2006Dernièrement sur la toileJ'ai fait l'amer constat, n'étant pas allé au cinéma à prix normal depuis longtemps, que la place est à 9.30 euros. Heureusement, nous étions deux et on s'en est sorti pas trop mal, 10.30 euros à deux. Et deux tickets pour des places à 5 euros la prochaine fois. Bref, passons ces considérations financières qui ne regardent que mon porte-monnais pour parler de cinéma.
Ainsi, nous sommes allés voir "Fair play". Surprenant et original.
Mais quelle drôle d'idée d'avoir teint les cheveux de Benoît Magimel en roux ! 13/09/2006I have a (bad) dreamCurieuse nuit que celle que je viens de passer. D'abord, je me suis endormi après mon Autre. Ce qui n'arrive quasiment jamais. Et au bout de deux heures, je me réveille. Enervé. Je viens de faire un rêve curieux.
Je suis invité à un mariage. A mes côtés, Thomas Hugues et Laurence Ferrari. Et pour je ne sais plus quelle raison, je deviens le souffre douleur de Thomas Hugues (avec sa nouvelle coupe de cheveux et sa veste en cuir). Il m'agresse verbalement, me menace. Je fuis, jusque dans un bureau de police municipale, dans mon village d'enfance, où un agent reçoit ma plainte. Et là, Laurence Ferrari (que j'ai l'air de bien aimer alors que je n'ai jamais vraiment regardé ses émissions) vient me consoler. A ses côtés, Thomas Hugues, penaud, vient s'excuser. Et là, je me réveille.
Faut que j'arrête de regarder la télé moi. 11/09/2006J'étais sur la routeJ'étais sur l'autoroute. Je filais vers Carcassonne. A une heure où traditionnellement je ne dois pas être sur la route. C'est peut être pour cela que je m'en souviens si bien. J'écoutais un CD dans la voiture. Et puis j'ai décidé de mettre la radio autoroutière, pour être sûr qu'il n'y aurait pas d'embouteillages. Et là, je ne comprenais pas. Je n'étais pourtant pas sur France Info, mais les présentateurs ne faisaient que répéter : "Un avion vient de s'écraser sur l'une des tours du WTC, puis un second. On ne sait pas ce qui se passe...". J'ai changé de canal. Et la même information revenait. Rentré chez moi, j'ai allumé la télé. Et là, l'image, commentée par Billalian. Puis le passage de relais à Pujadas. PPDA sur la Une. Je n'ai pas mangé. Je suis resté scotché au poste, jusque tard dans la nuit. Et le lendemain matin, j'ai acheté tous les journaux. Je les ai toujours. 08/09/2006C'est la fête !Dès demain, dans mon trou paumé, c'est la fête. La fête votive. Le règne des "3 B" va commencer : bals, belote et boules. Et des manèges. Tout le long du boulevard et sur les deux grands parkings en périphérie du centre ville, les attractions (attention, ce n'est pas la foire du Trône. Ici, le plus "sensationnel", c'est le palais du rire) vont prendre place. Et susciter l'ire des automobilistes, bien forcés de tourner et retourner, à la recherche du moindre espace pour garer leur voiture. Je n'ai pas ce problème. Je vais travailler à pied. C'est un confort dont j'aurais du mal à me passer, si à l'avenir, je devais travailler trop loin de mon lieu de résidence.
Des bandes de gamins vont envahir l'espace, lorgnant sans aucun scrupule, ni même gêne, sur les greluches, fardées et pomponées qui se rendent au bal. Ce sera, peut être, pour certains leur premier flirt.
Samedi, ce sera la grande soirée. Eve Angeli, deux anciens Staracadémycien (Jérémy et Jean-Luc), accompagnés d'un ancien Lofteur (Romain, qui avait fait craquer Thomas, mais qui après son passage sur le petit écran s'était illustré pour avoir succédé à Jean-Edouard dans le coeur de Loana). Je ne serais pas présent, et je ne m'en porte pas plus mal. Mais un fond de curiosité me fera toutefois regretter de ne pas y être et de ne pas assister à la prestation de cette curieuse formation, embarquée (débarquée) de l'aventure de la télé réalité et qui tente de trouver du crédit auprès d'un public circonspect.
La fête perd de sa superbe. Avant, comme auraient dit les anciens, il y avait les taureaux. Des abrivados, des encierros. Mais la municipalité a peur des accidents. Et ne souhaite pas s'encombrer de formalités administratives. Pourtant, dans les villages des environs, cette tradition taurine reste marquée, présente. Et apporte une vraie touche locale à une fête qui n'a plus de locale que l'aspect géographique.

Enfin, avec tout ça, moi, demain, je vais pouvoir manger des churros. Voire même une pomme d'amour. 06/09/2006Ah bonTiens, je viens de me rendre compte que ce soir, il y a du foot à la télé. France Italie. Euh, ce match, il a pas déjà eu lieu en juillet ?
J'espère que nous n'allons pas y avoir droit tous les deux mois. EternitéDepuis plusieurs siècles, il est là, silencieux, inaccessible aux mortels. Sagement, fièrement, il fixe l'horizon. Au loin, quand le temps est clair, il aperçoit la ville. Les humains qui s'agitent et qui prient le Dieu qui a fait qu'il est là, à une bonne centaine de mètres au-dessus de l'eau. En dessous de lui, les touristes, hapés par les marchands du temple, se pressent dans l'étroite ruelle qui mène au somment. Mais lui est impassible. Sa carapace de granit, que le vent et l'eau salée elle même ne parviennent pas à attaquer, le protège de tout cela. L'archange Michel est à portée d'ailes. Mais ses ailes sont trop lourdes, figées dans la pierre, pour le porter jusqu'à lui.
C'est bête, il aimerait bien changer un peu de point de vue parfois ! Aller plus hautJ'ai envie de prendre de l'altitude. Aller toucher les étoiles. Flirter avec le ciel. Pas nécessairement prendre l'avion. Juste me vider le cerveau. Rien de religieux. Mais un souhait. Cela n'a rien de métaphysique non plus. Entrer en méditation. Ne plus rien entendre d'autre que le souffle de l'air se glissant dans les vieilles pierres.
En fait, je crois surtout que je manque de sommeil. 05/09/2006Quelques trucs, en bref- Le week-end à Lille, s'il a été très agréable, d'autant plus que j'ai pu profiter de mon filleul, que je vois trop peu, a été épuisant.
- En haut du top 50 de la braderie de Lille, la girafe en bois, d'un mètre de haut environ. J'ai bien du voir 30 personnes qui en ont acheté. Pas moi.
- A Lille, il faisait chaud : 20°. Si si, c'est ce que pensent les Lillois. Moi, j'ai eu froid. Mais j'ai mangé des moules frites.
- J'ai loupé Lost, et finalement, je m'en fous. Mais j'ai oublié, trop fatigué, de regarder Grey's Anatomy. Et ça, c'est beaucoup moins marrant.
- J'ai plus de 2 700 points sur ma carte Iris-Champion.
- Quelqu'un a pété mon clignotant avant droit, mais n'a pas laissé de mots pour s'excuser.
- Vendredi, je vais pouvoir manger des churros, c'est la fête à Bagnols. En revanche, je vais louper le concert d'Eve Angeli. Mais ça, c'est pas grave.
- J'ai patienté plus de 30 minutes à la Poste pour retirer un recommandé, qui m'informait que l'ancien propriétaire de mon loft de 28 m2 avait résilié son assurance. Il était temps, j'ai signé l'acte de vente en mars !
- Je me suis endormi devant la nouvelle émission de Delarue... J'ai des doutes sur celle de Bern. J'en ai ras le bol de Ruquier et sa bande. J'aime pas vraiment le nouveau décor du JT de France 2. Ca fait très américain. Trop. J'aime pas non plus celui de TF1 !  |
| Nous deux, un jour en Tunisie
Une jolie phrase à méditer
« La septième planète fut donc la terre.
La terre n’est pas une planète quelconque ! On y compte cent onze rois (en n’oubliant pas, bien sûr, les rois nègres), sept mille géographes, neuf cent mille businessmen, sept millions et demi d’ivrognes, trois cent onze millions de vaniteux, c’est à dire environ deux milliards de grandes personnes. »
Le Petit Prince, Chapitre XVI.
J'ai pleuré pour l'enterrement
Pour l'enterrement de la Lune
Deux fossoyeurs vêtus de blanc
Plantaient leur drapeau sur ses dunes
Ce fut un sale mois de Juillet
Et sur les journaux à la une
On vit longtemps son corps souillé
D'une vulgaire tache brune
J'ai pleuré pour l'enterrement
Du rêve et des Sonates au clair
D'Arthur, Verlaine et leurs enfants
Cent mille ans de promesses en l'air
J'ai vu de sinistres savants
Sabrer en s'essuyant les pieds,
Sur cet astre aux reflets d'argent,
Un champagne aux bulles viciées
J'ai pleuré pour l'enterrement
Pour l'enterrement de la Lune
Deux croque-morts sautaient gaiement
D'un cabriolet de fortune
Armstrong et Collins, quel dommage
Pour moi vous étiez dans le jazz
Soufflant en notes vers les nuages
Quelque unes des plus belles phrases
J'ai pleuré pour l'enterrement
Du rêve et des Sonates au clair
D'Arthur, Verlaine et leurs enfants
Et de ces Lunes, qu'eux décrochèrent...
M. Estève
Art Mengo
 |