30/06/2005Il s'agissait donc de...Vue de village, Castelnau le Lez, peint par Frédéric Bazille.
Frédéric Bazille est originaire d'une famille protestante de la haute bourgeoisie montpelliéraine. Son père était un riche propriétaire terrien, viticulteur et notable de la ville de Montpellier.
A partir de 1862, il vient à Paris poursuivre ses études de médecine, tout en passant le plus clair de son temps à l'Ecole des Beaux-Arts à peindre dans l'atelier de Charles Gleyre, où il se lie d'amitié avec Monet, Renoir, et Sisley.
Sa vocation artistique remontait à sa rencontre avec un ami de ses parents, le collectionneur et mécène d'art montpelliérain Alfred Bruyas, qui influença Courbet ainsi que les impressionnistes. A l'origine la peinture de Bazille sera inspirée par les oeuvres de Courbet et Manet.
Il est mort au combat, en 1870.
Ce tableau fait partie de la collection du musée Fabre de Montpellier, actuellement en travaux. Mais on peut trouver son pendant à Orsay : La robe rose, 1864.
Un indiceA la demande de certains, un petit indice...
Ami de Manet et Renoir C'est une petite énigmePour faire plaisir à mon ami Maléficio, ce qui ne devait pas être une énigme en est finalement une. Saurez-vous retrouver quel est ce village, qui est l'auteur de ces tableaux... Et non loin de là...Et voici, ce qu'au XIXe siècle, on pouvait y voir...
Une vue de chez moi
Voici le village, devenu petite ville où j'ai passé mon enfance... A ma fidèle lectriceFaute d'avoir pu le faire au boulot, je le fais ici :
Oui, j'aime Karina Lombard Ils me font rireJ'ai récemment eu un rendez-vous avec l'un des patrons. Mon big boss en fait, celui qui prend les décisions, ou ne les prend pas. Je suis venu lui expliquer ma situation. J'aime mon job, j'apprécie les gens avec qui je travaille. Oui, mais voilà, c'est à Carcassonne. A 150 km de "mon autre", de là où nous venons d'acheter un appartement. Là où nous voudrions enfin pouvoir nous retrouver à deux. Pour ne plus en bouger. Pour ne plus qu'en bouger à l'occasion des vacances. Mais pour l'instant, cette mutation que j'attends semble impossible à obtenir. La faute à qui ? Mystère.
Bref, je rentre dans son bureau, commence à lui expliquer et lui dit : "D'autant que mon ami travaille et vit à Montpellier. Cela fait cinq ans que je fais les allers-retours, toutes les semaines..."
Et lui de me répondre : "Et TA compagne, que fait-ELLE ?"
Bien sûr, j'avais prévu le coup. Oui, je sais, c'est pas beau de mentir, mais parfois, dans ce genre de situation, mieux vaut se taire et les laisser dire. Je réponds tout naturellement : "Elle travaille dans une boîte privée, pas de mutation possible pour elle"...
Le soir, j'en parle à mon autre au téléphone. On en rigole. Dans un an et un jourJ'aime bien ça en ce moment et depuis un moment déjà
Dans un an et un jour
Si personne n'est passé
Réclamer notre amour
Aux sentiments trouvés
Au milieu des portables
Et des parapluies percés
Je serai bien capable
De venir te chercher
Dans un an et un jour
Si personne n'est venu
Réclamer notre amour
Aux sentiments perdus
Au milieu des cartables
Et des portefeuilles vidés
Tu serais bien aimable
De venir me chercher
Dans un an et un jour
C'est ce que se disent les clés
Et les bouquins de poche
Aux pages déjà cornées
Dans un an et un jour
Si personne n'est passé
Réclamer notre amour
Aux sentiments trouvés
Au milieu des portables
Et des parapluies percés
Je serai bien capable
De venir te chercher
Dans un an et un jour
C'est ce qu'attendent les cuirs
En serviettes et blousons
Pour enfin ressortir
C'est un compte à rebours
Pour lunettes de soleil
Que l'ombre des cartons
Empêche de voir le ciel
Dans un an et un jour
Si personne n'est venu
Réclamer notre amour
Aux sentiments perdus
Au milieu des cartables
Et des portefeuilles vidés
Tu serais bien aimable
De venir me chercher
Dans un an et un jour
c'est ce que disent les clefs
Et les bouquins de poche
aux pages déjà corlées
Plus d'écrins, plus de velours
C'est ce que veulent les alliances
En rêvant de main gauche,
D'oreillers, de confidences
Dans un an et un jour
M. Estève
Art Mengo
29/06/2005J'ai envie de ces couleurs (la suite 2)J'ai envie de ces couleurs (la suite)Curieux !Alors là, j'ai encore du mal à m'en remettre. Voilà qu'à l'unanimité, mes collègues m'ont désigné comme le plus curieux d'entre eux. Pas curieux au sens de bizarre, non curieux comme "Voici". Certains pourraient même utiliser ce nom pour me désigner à l'avenir. Je ne sais pas trop comment le prendre.
C'est vrai que j'apprécie de laisser traîner une oreille pour savoir ce qui se dit autour de moi. D'autant que ce sont de vraies pipelettes qui m'entourent, n'hésitant que rarement pour baver sur les uns ou les autres. Et moi, je collecte. Mais je crains fort que mon petit stratagème n'ait été découvert. Il va falloir donc que je change de technique.
Mais franchement, je ne comprends pas, parce qu'il ne me semblait pas poser trop de questions sur les gens autour de moi. Non, décidément, je ne comprends pas...
(PS à l'attention du fidèle lecteur mais également de la fidèle lectrice qui se reconnaîtra, pas la peine de rougir, tu sais très bien que je parle de toi : cette question existentielle ne me perturbe pas et je ne pense pas changer...) 24/06/2005Eh bien ce soir...Rien, je crois qu'il y aurait trop à dire 23/06/2005Message personnel...Ce curieux instrument s'appelle...
un mélodica.
Merci encore à vous pour la soirée 22/06/2005J'ai envie de ces couleursMe remettre en causeComme le lecteur attentif aura pu le remarquer, ma vie professionnelle n’est pas celle que j’attendais. C’est un phénomène assez récent, puisque jusqu’à présent, tout allait relativement bien. Mon chef me faisait confiance, je prenais du plaisir à travailler avec cette équipe. Mais voilà que depuis quelques semaines, rien ne va plus. Plus la pêche, plus la volonté de me démener, plus l’envie de rester.
Mon boulot, ce que l’on me demande de faire, me plait, mais ce sont les conditions dans lesquelles je suis contraint de l’exercer qui ne me satisfont plus. Et comme le lecteur attentif le sait déjà, j’attends depuis maintenant longtemps une mutation. J’y mets de la volonté, me rendant régulièrement en rendez-vous au sommet de la hiérarchie, pour obtenir des explications sur cette stagnation, pour comprendre ce qui ne va pas, pourquoi on me refuse ce simple transfert. J’ai eu un rendez-vous la semaine dernière. Rendez-vous qui a eu le mérite de clarifier la situation : « Le cap est bon, mais est-il proche ou lointain ? » m’a avancé un chef. Bon, cela voudrait dire qu’il faut que je m’accroche et que je verrais bientôt le bout. Je doute encore.
J’ai un nouveau rendez-vous mardi. De celui-là, je n’attends que langue de bois et promesse en vain, mais il est nécessaire. Car si blocage il y a pour obtenir cette mutation, il semble venir de là. Je vais donc exposer ma situation. Dire et redire que j’adore mon job, l’équipe dans laquelle je suis, que je suis très heureux d’avoir bossé à Carcassonne, où j’ai appris plein de choses, mais qu’étant originaire de Montpellier, j’aspire à revenir dans la métropole régionale, pour être plus près des miens : mes parents, mes sœurs et mon autre.
Voilà la première étape.
La seconde pourrait consister à me remettre totalement en cause, à changer de voie professionnelle. Faire une formation, pourquoi pas. Mais les secteurs qui me plaisent ne sont pas spécialement ceux qui recrutent le plus, ni à Montpellier ni ailleurs ? Il faut que j’y réfléchisse, que je pèse le pour et le contre. Changer de vie professionnelle, pourquoi pas. Mais ce serait vraiment en dernier recours, quand toutes les autres solutions auront été épuisées. Je crois bien, ceci-dit, que le puits se tarît, que ce sera bien plus difficile d’obtenir ce que je désire tant et qu’il va falloir y songer de manière plus précise.
PyramisationJe viens de me faire Pyramiser, me voilà tout chose ce soir... 21/06/2005Je suis heureux parce que...j'ai trouvé une plaquette de chocolat noir dans mon placard 20/06/2005Mais comment faisait l'homme AVANT google?? Y'avait il un homme avant google ? N'est ce pas google qui a créé l'homme ?
Voilà ce qui peut résulter d'une conversation entre personnes normalement constitutées, au fil des discussions... Sommes-nous les seuls à nous interroger ? D'autres ont-ils fait ce constat... A vos claviers ! 16/06/2005Une autre bonne nouvelleJ'étais en vacances, privé d'accès à Internet. Donc pas de possibilité de réagir à l'actualité, comme j'aurais aimé le faire. Il s'est donc passé quelques jours depuis que Florence Aubenas et Hussein Announ ont été libérés. Une grande part de mystère entoure encore cet enlèvement. Peu à peu, des informations filtrent. Mais je doute qu'un jour, nous ne soyons véritablement au courant du pourquoi, du comment...
Toujours est-il que je suis heureux pour eux. Pour la profession de journaliste. J'espère que les professionnels de l'information pourront continuer à exercer leur métier, dans des conditions bien souvent délicates, pour leur propre vie et pour leur entourage.
A ce sujet, j'étais donc en vacances, quelques heures seulement, à Paris, et j'en ai profité pour aller jeter un oeil sur l'exposition de Reporters sans frontières. De magnifiques photographies pour célébrer les 20 ans de l'association, accrochées aux grilles du Luxembourg. Que ceux qui n'ont pas encore eu l'occasion de s'y rendre prennent le temps de le faire. Cela ne coûte rien. 10/06/2005En face de chez moiTous les matins, quand je jette un coup d'oeil sur le ciel, je me retrouve face à quatre fenêtres fermées, dans un état délabré. Vraiment, ça ne fait pas envie...
09/06/2005Petit bonheur Ma colère au boulot ne retombe pas. Il faut dire que je ne fais rien pour la calmer. Mais qu'importe. La semaine dernière, parce que je n'avais pas de nouvelles d'elle, ma meilleure amie, depuis près de six mois, j'ai pris mon clavier et lui ai envoyé un long courrier. Là, je lui disais combien notre complicité d'antan me manquait, que je sentais quelque chose de brisé. D'abord par l'éloignement. Elle à Paris, moi au bord de la Méditerranée. Ensuite par nos autres respectifs. Parce que nous ne pouvions plus nous comporter avec eux comme nous le faisions quand nous avions 15 ans. Cette insouciance perdue me manque terriblement, comme elle. Elle m'a répondu, après deux jours de réflexion. M'a dit qu'il fallait que l'on transforme notre amitié d'écoliers en amitié d'adultes, que nous devions prendre un virage. Elle a raison, bien sûr. Elle analyse cette distance, qu'elle ressent aussi, comme le début de la crise de la trentaine qui approche. Elle a raison également. Je lui ai répondu à mon tour, lui indiquant qu'il me semblait, par cette reprise de contact plutôt brutale, avoir cassé quelque chose. Elle m'a traité de "gros bêta" en me disant qu'au contraire, j'avais eu raison d'être sincère. Je lui ai également dit que j'avais peur de l'appeler, de crainte de ne pas savoir quoi dire, comment m'y prendre. Elle m'a dit qu'on verrait bien, le moment venu.
Et là, il y a quelques minutes (une quarantaine), mon téléphone a sonné. C'était elle. Certes, la reprise de contact m'a semblé bizarre dans un premier temps, puis au fil des secondes s'égrainant sur l'écran du portable, nos habitudes passées ont rapidement repris le dessus. On a parlé de tout, de rien. Comme d'hab' !
On se voit dimanche, elle revient chez ses parents passer quelques jours. Et l'on se revoit mardi. Là, c'est moi qui suis, en coup de vent, à Paris.
Voilà un petit bonheur que je n'attendais plus, je suis heureux d'avoir précipité les choses, je suis heureux que notre amitié ait finalement repris le dessus. Et nous nous sommes fait la promesse de ne pas recommencer. De nous appeler plus souvent, de nous envoyer des mails avec une fréquence accrue, de nous arranger pour multiplier les rencontres, même si la distance est là. Mais on ne laissera pas les kilomètres et le temps achever à petit feu cette confiance réciproque, cette solide relation, cette amitié si fusionnelle que nous avions autrefois et que nous allons retrouver. Non, nous serons plus fort que tout cela, tout reviendra comme avant. 08/06/2005Bonne Pensée du MatinA quatre heures du matin, l'été,
Le Sommeil d'amour dure encore.
Sous les bosquets l'aube évapore
L'odeur du soir fêté.
Mais là-bas dans l'immense chantier
Vers le soleil des Hespérides,
En bras de chemise, les charpentiers
Déjà s'agitent.
Dans leur désert de mousse, tranquilles,
Ils préparent les lambris précieux
Où la richesse de la ville
Rira sous de faux cieux.
Ah ! pour ces Ouvriers charmants
Sujets d'un roi de Babylone,
Vénus ! laisse un peu les Amants,
Dont l'âme est en couronne.
O Reine des Bergers !
Porte aux travailleurs l'eau-de-vie,
Pour que leur forces soient en paix
En attendant le bain dans la mer, à midi.
Arthur Rimbaud - Poésies - Mai 1872.
Et pour faire passer la colère...... ce sera une bonne assiette de pâtes au pistou ! ColèreCe soir, je suis un peu en colère. Journée pas top au boulot, où j'ai vraiment l'impression qu'on me prend soit pour un imbécile, soit pour celui qui appuie là où ça fait mal et que surtout, non surtout pas, on ne veut avoir mal.
Mais cette colère aura eu un aspect postitif, celui de me renforcer dans ma conviction : il faut que je quitte Carcassonne. Que je trouve du travail près de mon autre, à Montpellier. Allez, on se calme. On attend lundi, il pourrait y avoir du mieux ! 07/06/2005Un guerrier de la lumière a besoin d'amour.
Un guerrier de la lumière a besoin d'amour. L'affection et la tendresse font partie de sa nature - autant que la nourriture, la boisson, et le plaisir qu'il prend à mener le Bon Combat. Lorsque le guerrier n'est pas heureux devant un coucher de soleil, c'est que quelque chose ne va pas.
A ce moment-là, il interrompt le combat et part à la recherche d'une compagnie pour assister ensemble à la tombée du jour.
S'il a du mal à la trouver, il se demande : "Ai-je peur de m'approcher de quelqu'un ? Serait-ce que j'ai reçu de l'affection et ne l'ai pas senti ?"
Un guerrier de la lumière peut choisir la solitude, mais il ne la subit pas.
Manuel du Guerrier de la Lumière - Paulo Coelho
Envie de m'évaderJ'ai envie de partir en voyage. Tous les ans, à pareille époque, avec mon autre, nous prenons une semaine de vacances. Crête, Tunisie, Corse... Mais cette fois-ci, déménagement oblige, ce sera un tour à la plage.
Mais pas celle là. J'aurais pourtant aimé avoir les moyens de nous offrir un beau séjour, au bord d'une mer que nous ne connaissons pas, pour l'explorer, découvrir de nouveaux paysages. Ce n'est que partie remise à l'an prochain. 06/06/2005Tu seras un homme, mon fils.Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et, sans dire un seul mot te remettre à bâtir
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir.
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre.
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter les sôts,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot.
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frères
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi.
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, sans laisser ton rêve être ton maître
Penser, sans n'être qu'un penseur.
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu peux être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant.
Si tu peux rencontrer triomphe après défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front.
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Quand tous les autres la perdront.
Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les rois et la gloire,
Tu seras un homme, mon fils.
Rudyard Kipling 02/06/2005Je commence à comprendreDepuis que je me suis lancé dans l'écriture de ce blog, je fais, peu à peu des progrès. Des progrès sur moi même, me rendant compte que finalement, il m'apporte chaque jour - ou à chaque fois que je le fais - un petit peu plus. Parfois, je passe par une période tourmentée. Me demandant pourquoi j'étale mes sentiments ainsi. Et puis des membres de GA m'écrivent, me laissent un petit mot d'encouragement. D'autres me piquent au vif. D'autre fois, c'est une période de quasi euphorie. Quelques jolies photos, un petit mot, une envie de me faire plaisir, éventuellement de faire plaisir à d'autres.
Merci GA et merci à vous tous, qui prenez quelques secondes pour regarder ce que font les autres. Un jeune ItalienSimple, beau... Il me donne envie de partir en voyage...
C'est pas le paradis, ça ?A quelques minutes en voiture de Montpellier...
01/06/2005Moins le blues"Mon autre" vient de m'appeler, ça fait du bien. Je vais un peu mieux. Merci à lui. Coup de bluesJe viens d'avoir mon autre au téléphone. Il est à La Grande Motte, chez une copine, qui fête avec tous nos amis, son départ pour deux mois en Espagne. Tout le monde est là. Sauf moi, qui comme un imbécile, suis derrière mon écran. J'en ai marre. Ils me manquent. Et voilàDepuis quelques heures, "mon autre" a pris possession de son appartement. Un appartement dans lequel j'investis un peu, histoire de me sentir un peu chez nous. J'espère vraiment l'obtenir cette mutation que l'on me refuse, sans motivation, depuis maintenant quatre ans. Ainsi, je serai plus près de lui. Pourrai venir plus souvent, plus longtemps. Et puis, en étant enfin installés à Montpellier, nous pourrons profiter plus pleinement de la ville, plus souvent.
J'aurais dû être avec lui, ce soir, pour prendre possession de notre chez nous. Mais je suis coincé à Carcassonne. O, pour une fois, je ne vais pas me plaindre, il fait beau. Et puis je suis crevé, trois nuits que j'ai du mal à dormir. Celle qui vient, je l'espère, me permettra de reprendre quelques forces. Aujourd'hui, au boulot, je n'ai été que l'ombre de moi même. Tout le monde l'a remarqué. Y compris mon chef, qui pensait que je faisais la gueule. Juste un gros coup de barre. Et peut-être de démotivation. Vivement les vacances.  |
| Nous deux, un jour en Tunisie
Une jolie phrase à méditer
« La septième planète fut donc la terre.
La terre n’est pas une planète quelconque ! On y compte cent onze rois (en n’oubliant pas, bien sûr, les rois nègres), sept mille géographes, neuf cent mille businessmen, sept millions et demi d’ivrognes, trois cent onze millions de vaniteux, c’est à dire environ deux milliards de grandes personnes. »
Le Petit Prince, Chapitre XVI.
J'ai pleuré pour l'enterrement
Pour l'enterrement de la Lune
Deux fossoyeurs vêtus de blanc
Plantaient leur drapeau sur ses dunes
Ce fut un sale mois de Juillet
Et sur les journaux à la une
On vit longtemps son corps souillé
D'une vulgaire tache brune
J'ai pleuré pour l'enterrement
Du rêve et des Sonates au clair
D'Arthur, Verlaine et leurs enfants
Cent mille ans de promesses en l'air
J'ai vu de sinistres savants
Sabrer en s'essuyant les pieds,
Sur cet astre aux reflets d'argent,
Un champagne aux bulles viciées
J'ai pleuré pour l'enterrement
Pour l'enterrement de la Lune
Deux croque-morts sautaient gaiement
D'un cabriolet de fortune
Armstrong et Collins, quel dommage
Pour moi vous étiez dans le jazz
Soufflant en notes vers les nuages
Quelque unes des plus belles phrases
J'ai pleuré pour l'enterrement
Du rêve et des Sonates au clair
D'Arthur, Verlaine et leurs enfants
Et de ces Lunes, qu'eux décrochèrent...
M. Estève
Art Mengo
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